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Une habitante montre à son invitée la programmation d’un accès temporaire sur smartphone près d’une serrure connectée intérieure

Gestion des accès · 18 septembre 2026

Accès invité d’une serrure connectée : partager sans céder son compte

Aide à domicile, proche, artisan ou locataire de passage : une serrure connectée peut éviter de faire circuler une clé physique. Encore faut-il choisir le bon type d’autorisation, limiter sa durée et savoir la supprimer. Le principe directeur est simple : une personne, un accès, un motif et une date de fin.

À éviter : ne communiquez ni le mot de passe du compte administrateur ni un code permanent « juste pour quelques jours ». Créez un accès invité distinct et vérifiez sa révocation avant d’en avoir réellement besoin.

Invitation mobile ou code clavier : partir de l’usage

Une invitation mobile convient à une personne équipée d’un smartphone qui accepte d’utiliser l’application prévue. Nuki, par exemple, génère un code d’invitation ou un QR code ; la personne invitée doit l’utiliser dans l’application Nuki, et le code d’invitation doit être activé dans les 48 heures. L’administrateur peut ensuite modifier ou supprimer cet utilisateur.[1]

Un code de clavier évite souvent d’installer une application : il peut être plus pratique pour un intervenant ponctuel ou un groupe qui ne doit pas administrer la serrure. Mais il se transmet aussi facilement. Préférez un code individuel, jamais le code administrateur, et choisissez une période aussi courte que le besoin réel. Sur les claviers Nuki documentés, les codes peuvent être limités dans le temps, modifiés ou supprimés depuis l’application.[2]

Programmer le début et surtout la fin

Avant de créer l’autorisation, écrivez quatre éléments : le nom de la personne, la porte concernée, le premier créneau utile et le dernier. Ajoutez une petite marge seulement si elle est nécessaire. Un livreur attendu entre 14 h et 16 h n’a pas besoin d’un accès valable toute la journée ; un proche présent un week-end n’a pas besoin d’une permission sans échéance.

Les réglages dépendent du fabricant et du modèle. Netatmo indique que son invitation programmée est valable pendant une période choisie, dans une limite de trois mois, paramétrable à la journée et non à l’heure, sans récurrence. Elle expire à la fin de cette période et peut être révoquée à tout moment par un membre autorisé du foyer.[3] Chez SwitchBot, la documentation des claviers distingue notamment le code temporaire, limité à une période, et le code à usage unique, valable une seule fois avec une fenêtre réglable de 1 à 24 heures.[4] Ces exemples ne sont pas interchangeables : contrôlez les options du matériel exact avant de promettre un créneau précis.

Ne pas confondre expiration de l’invitation et fin de l’accès

Une nuance peut piéger : le lien servant à accepter une invitation peut expirer avant l’autorisation d’ouvrir la porte. Chez Nuki, la fenêtre de 48 heures concerne l’activation du code d’invitation ; les droits de l’utilisateur se gèrent ensuite séparément.[1] Envoyez donc l’invitation assez tôt pour que la personne l’active, puis contrôlez indépendamment les dates et horaires d’accès.

Faites un essai porte ouverte. Demandez à l’invité d’ouvrir, de verrouiller et de reconnaître l’état réel de la porte. Vérifiez ensuite qu’une tentative hors créneau est refusée, sans vous enfermer dehors. Conservez un moyen d’accès de secours indépendant : clé mécanique compatible, autre utilisateur autorisé ou procédure documentée selon votre installation.

Partager le minimum nécessaire

Un accès numérique reste transmissible. Netatmo avertit qu’une invitation programmée peut être repartagée par son destinataire pendant toute sa validité ; elle doit donc être réservée aux personnes de confiance.[3] Un code saisi sur un clavier peut aussi être vu, photographié ou copié. N’utilisez pas un même code pour plusieurs prestataires : vous ne sauriez plus lequel révoquer en cas de doute.

Dans le message envoyé, indiquez seulement la porte, la période et la marche à suivre. Évitez d’associer dans une même conversation le code, l’adresse complète et des détails sur l’absence du foyer. Si l’accès n’est plus nécessaire, supprimez-le immédiatement au lieu d’attendre son expiration théorique.

Révoquer et contrôler après le passage

La fin de mission doit déclencher une action simple : ouvrir la liste des utilisateurs ou des codes, désactiver l’autorisation, puis confirmer qu’elle n’est plus active. Renommez clairement chaque entrée lors de sa création — « plombier vendredi » est plus facile à retrouver qu’« invité 4 » — sans y placer de données sensibles inutiles.

Si votre serrure propose un journal d’activité, servez-vous-en de façon proportionnée pour vérifier un événement précis, puis appliquez les réglages de conservation adaptés au foyer. Le journal ne remplace pas la révocation : constater qu’un ancien code n’a pas été utilisé ne le rend pas inoffensif.

La checklist d’un accès temporaire propre

  • créer un utilisateur ou un code distinct, jamais partager le compte administrateur ;
  • choisir le canal adapté : application, clavier ou badge selon l’usage réel ;
  • régler un début et une fin, ou un usage unique lorsque c’est possible ;
  • tester l’accès porte ouverte et vérifier le refus hors période ;
  • prévenir l’invité qu’il ne doit pas retransmettre son autorisation ;
  • conserver un accès de secours indépendant ;
  • révoquer l’autorisation dès que le besoin disparaît.

La fonction la plus utile n’est pas celle qui ouvre la porte à distance : c’est celle qui permet de donner exactement le droit nécessaire, puis de le retirer sans ambiguïté. Avant l’achat, demandez donc à voir l’écran de création, les limites horaires et la procédure de révocation du modèle envisagé.

Sources primaires

  1. Nuki Support — Add & manage Lock Permissions
  2. Nuki Support — Add & manage Keypad entry codes & fingerprints
  3. Netatmo — Qu’est-ce qu’une invitation programmée ?
  4. SwitchBot — Types de codes utilisables avec la gamme Keypad